Nos ados font-ils l’amour trop tôt ?
La première fois se déroule de plus en plus tôt
On est loin des années 60 où l’âge moyen du premier rapport sexuel était de 21,5 ans pour les filles et de 19,2 ans pour les garçons. Selon la dernière enquête « Contexte de la sexualité en France » parue en 2007, l’écart entre hommes et femmes n’est plus que de quelques mois – 17,6 ans pour elles et 17,2 pour eux.
Il est vrai que l’adolescence commence avec la puberté. Or ce phénomène biologique survient de plus en plus précocement, notamment en ce qui concerne les filles.
Aujourd’hui, la poitrine et les poils pubiens apparaissent dès l’âge de 9 ans, au lieu de 11 ans au début du XXe siècle. Poussées par ces transformations physiques, ces ados en herbe veulent prouver et éprouver leur féminité fraîchement acquise.
Elles ont envie de plaire et de se sentir désirées, d’où leur volonté de « sortir » avec des garçons. Ces derniers, conformément au modèle qui prévaut en Europe, sont de leur côté incités à « prouver » qu’ils sont bien des hommes.
Titillés par la montée de testostérone, ils sont dans l’excitation sexuelle, dans la recherche d’expérience et dans l’envie de s’affirmer en tant que « mecs ».
Un acte sexuel banalisé :
En dehors de ces transformations hormonales et physiques chargées de pulsions nouvelles, voire incontrôlables, l’adolescence est aussi une période de vie influencée par le contexte socioculturel.
Avec la libération sexuelle, l’accès à Internet et toutes les nouvelles technologies en réseau, le porno est à leur portée.
Selon la dernière étude française réalisée par le Conseil supérieur de l’audiovisuel, 80 % des garçons et 45 % des filles entre 14 et 18 ans ont déclaré avoir vu au moins un film X durant l’année précédente.
Et dans une société où les systèmes de valeur ont bougé – comme la virginité par exemple, qui ne représente aujourd’hui plus rien pour une majorité – et où tout est placé sous le signe du « tout, tout de suite », les jeunes n’ont plus le temps de découvrir une sexualité pas à pas.
Résultat : ils « couchent » pour faire un peu comme tout le monde.
Des dangers existes :
Pour peu que maladresse et précipitation rythment cette première fois, il s’ensuivra des rapports difficiles, douloureux, sans plaisir.
L’acte dans l’urgence peut également entraîner des risques d’éjaculation précoce chez les garçons et un blocage chez les filles qui se traduit par l’absence d’orgasme. Des mois de travail psychothérapeutique risquent alors d’être nécessaires pour en venir à bout.
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